Quand je pense aux Pauvres Socialistes, j'ai envie alternativement de rire ou de pleurer. Mais depuis cet automne, c'est les deux à la fois. De rire, parce qu'ils se font entuber aujourd'hui encore plus profondément que d'habitude par leur parti. De pleurer pour eux, parce qu'ils n'ont plus qu'à se trouver un nouveau parti plus à gauche ou plus à droite. De pleurer pour nous tous, car les gens me prouvent tous les jours qu'il ne faut pas sous-estimer leur bêtise de troupeau et que nous risquons donc d'avoir l'autre Pauvre Grognasse comme représentante.
Héhé, je remarque juste là que son doux surnom, PG, fait penser à Peggy la cochonne. Mais non voyons, on avait dit "pas d'attaques personnelles". Héhéhé, oui, sauf qu'en l'occurence, nous allons voter pour une personne tout autant que pour un projet, et elle n'a de qualité sur aucun de ces deux points. Les législatives suivront et là vous pourrez votez PS si le coeur vous en dit, mais par pitié, giclez cette Pauvre Grognasse.
Alors bien entendu, ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas forcément très objectif a priori car je suis allergique à la con**rie. La première fois que je l'ai vue à la télévsion, il y a de cela bien des années (elle était encore conseillère de Mitterand), j'ai eu une réaction épidermique instinctive de rejet sans même savoir qui elle était, ni ce qu'elle faisait.
Plus tard, en apprenant son nom de famille je me suis pratiquement senti insulté de voir une telle nullitée fouler au pied une valeur qui me soit si intime, juste par le fait que "ça" respire encore.
Bref, nous étions mal partis, "ça" et moi.
Quelques années passent, et puis j'apprends que la Pauvre Grognasse ne s'est toujours pas suicidée. Sans doute que "ça" n'a pas encore réalisé à quel point "ça" était un furoncle purulent à la face du monde. Toujours est-il que "ça" est candidate au sein des Pauvres Socialistes. Cela tombe bien, contrairement aux autres prétendants, "ça" en a deux...
Pendant toute une période, le débat est biaisé par les illusions de féminité que "ça" montre à la plèbe. Les gens trouvent bien qu'il y ait une femme qui puisse briguer ce poste de Présidente, sans se rendre compte que de mettre une incompétente notoire en place aurait, entre autres effets déséstreux, celui de retarder de 10 ans la crédibilité que l'on pourrait accorder à toute notion de parité en politique.
Et ça marche. Après avoir insulté à plusieurs reprises des jeunes militants de son parti, après avoir craché sur tous les dirigeants de ce même parti en clamant que si "ça" gagne, aucun ne fera parti de ses ministres ni de ses collaborateurs (sic !), "ça" est élue candidate pour représenter les Pauvres Socialistes.
Son investiture est une nouvelle occasion pour "ça" de rappeler aux gens que c'est à eux de lui soumettre leurs idées, car il ne faudrait pas non plus que "ça" se fatigue à en proposer soi-même, mais que par contre c'est "ça" qui fera son choix parmi ce qui lui plaît le plus, car il ne faudrait pas non plus oublier qui commande ici.
A l'instar de Mitterand qui avait changé de camps pour avoir un électorat plus maléable et démagogiquement faible, "ça" méprise les Français (et je le développerai dans un prochain post, exemples à l'appui). Mais de son mentor, "ça" a oublié de prendre la culture, l'intelligence et la finesse ; "ça" sait dire aux gens qu'ils sont stupides, mais sans le miel pour faire passer la pilule ; "ça" ignore tout de l'art de la langue de bois, alors "ça" commence des phrases qui restent en suspens (même dans ses propres discours) sans pouvoir les finir, et se contente de ne pas répondre aux journalistes au lieu au moins de répondre poliement à côté ; "ça" fait de la manipulation au rabais, en répondant "oui" à tout sans même savoir de quoi "ça" parle.
Mais ce post n'est pas pour "ça". Je l'avais initialement destiné à mes amis Pauvres Socialistes. Je vous en conjure, si vous avez encore ne serait-ce qu'une once de fibre politique, de passion des choses publiques ou simplement de respect pour vous-mêmes, oubliez votre candidate et revenez à votre parti pour les législatives.
Qui s'occupe de son parcours ? Oui, "ça" est représentée principalement par "l'Autre Gland qui remonte au village", dont la plus brillante action politique fût de cracher sur le con-joint de sa candidate -- avec qui il s'était rallié, je le rappelle, parce qu'il était déjà rejeté de tous au PS et que "ça" était comme lui insipide et improbable comme candidate, donc éligible car différente.
Puis s'y est adjoint Jack Lang, le père de la Pecnaud Parade, qui la voyant élue par les Pauvres Socialistes a tenté de stopper la sortie de son manuscrit (heureusement porté à la lumière par son éditeur, un bien brave homme) où il la fustigeait et la descendait en flèche, pointant son incompétence abyssale.
A l'heure où il a soudain fallu sortir du chapeau un semblant de budget, que bien entendu "ça" n'avait pas, la photocopieuse a bien chauffé et le bac de feuilles a recraché le programme de Dominique Strauss-Kahn datant de 1997. Lui qui était le seul vrai candidat pour les Pauvres Socialistes à mes yeux, le seul avec qui les débats auraient été intéressants pour (peut-être) faire avancer les choses et que "ça" avait tout bonnement pris de haut en se basant sur le bilan catastrophique de la Gauche jusqu'à présent, maintenant il a retrouvé les bonnes grâces de la Pauvre Grognasse et ses idées sont miraculeusement devenues fantastiques sans subir le moindre changement.
Sans trop savoir ce qu'il apporte, Laurent Fabius est également de nouveau de la partie. Lui qui voulait fractionner encore la Gauche, fier de son "non" au référendum européen et qui était si différent de la Pauvre Grognasse, il est devenu un de ses conseillers fidèles et dévoués.
Et le plus beau pour la fin, celui dont tous les supporters officiels (maires, députés, etc.) ont passé leur temps à cracher leur venin sur la Pauvre Grognasse, en dénonçant ses plagiats de programmes volés à la virgule près dans les livres d'économistes qui sont en procès contre "ça", je vous demande d'accueillir : Lionel Jospin !!! Fantastique retour, alors qu'il devait quitter la politique comme Besson, le responsable du budget de la Pauvre Grognasse, qui lui est carrément parti du PS dans un éclair de lucidité.
Quelle belle équipe ! Sérieusement, comment peuvent-ils prétendre arriver à une quelconque orientation commune ? On a déjà du mal à y croire le temps d'une campagne, mais alors pour les années à venir, c'est franchement du pur foutage de gueule.
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